Infections materno-foetales (IMF)
Ces infections surviennent autant chez le prématuré que chez le nouveau-né à terme.
● Le diagnostic d’IMF doit être systématiquement évoqué en cas de prématurité inexpliquée,
rupture prolongée des membranes, portage maternel de germes, hyperthermie ou tout autre
signe infectieux clinique ou biologique chez la mère avant, pendant ou après l’accouchement.
● Au moindre doute, un bilan infectieux doit être réalisé chez l’enfant, et une antibiothérapie
intraveineuse débutée dès que possible. Il est toujours préférable d’amorcer une antibiothérapie
jugée inutile au vu des résultats du bilan que de laisser évoluer une infection, ne seraitce
que quelques heures, avec les conséquences graves que cela peut avoir (choc septique
notamment).
● Les détresses respiratoires dues à une IMF surviennent parfois de façon décalée de quelques
heures par rapport à la naissance. Elles doivent donc être évoquées chez un nouveau-né à
terme qui développe une détresse respiratoire secondaire, alors qu’il est déjà en maternité.
● Sur la radiographie de thorax, les aspects sont variés. Classiquement, on observe des opacités
alvéolaires hétérogènes, plus ou moins localisées. Le diagnostic différentiel peut être difficile
avec une MMH chez un prématuré. Si le doute persiste, il est préférable de débuter une
antibiothérapie intraveineuse.
Maladie des membranes hyalines (MMH)
Sur le plan radiologique, elle se manifeste par un syndrome alvéolaire diffus avec un bronchogramme
aérien et une faible expansion thoracique.